Google Books frappe le mur Chein aux États-Unis

La justice américaine vient mettre un bâton dans les roues de la grande bibliothèque numérique mise en place par le géant du Web, en rejetant l’accord liant Google à l’association des éditeurs américains (AAP) et au syndicat des auteurs (Authors Guild). Le verdict du juge Deny Chein de même que les nombreuses déclarations qui on suivi l’annonce sont-ils suffisant pour que Google Books s’éteigne?

Cette histoire a débuté, il y a quelques années alors que Google signait une attente avec des éditeurs et des bibliothèques ce qui lui permettait de numériser massivement les œuvres littéraires. Toutefois, cette entente n’accordait aucunement les droits d’auteurs à Google qui employait la méthode de « l’opt-out ». Cette méthode signifie que le géant du Web numérisait sans permissions et sans payer de droits, tant et aussi longtemps que l’auteur concerné n’émet pas son refus à la compagnie (Source : C4N).

C’est à ce moment que l’APP, l’Authors Guild et une poignée d’auteurs et d’éditeurs indépendants ont entamé une procédure de recours collectif contre Google Recherche de Livres (nom initial de Google Books), afin de faire valoir leurs droits. En plus de leur donner gain de cause, la justice américaine à certes contribué à démontrer l’importance de la protection de la propriété intellectuelle et que ce ne sont pas les géants du Web qui font la Loi.

Comme plusieurs de leurs homologues, L’Association Nationale des Éditeurs de Livre « salue cette décision qui met un terme au Règlement Google et permettra aux éditeurs d’ici de proposer leur propre façon de vendre et de véhiculer les livres numériques d’ici » (Source : idBoox).

Bien que le juge Chein ait qualifié l’entente entre les partis de ni « juste, adaptée, ni raisonnable », ce dernier reconnaît que la numérisation d’œuvre, afin de créer une bibliothèque virtuelle serait une initiative bénéfique à tous (Source : Actualité.com). Dans un contexte légal, seriez-vous de ceux à choisir sur Internet le livre de vos prochaines heures de détentes ou de ceux qui préfèreraient tout de même bouquiner dans votre librairie préférée ou à la bibliothèque municipale?

Google a déjà fait part de son intention à faire réexaminer les décisions judiciaires prises à son encontre. J’ose donc croire que la fin de Google Books n’est certes pas pour demain, reste à voir par quels moyens le géant du Web continuera son imposition dans la e-culture…

 

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À propos France L.
Une fois mon Baccalauréat en information-communication de l’Université de Moncton (Nouveau-Brunswick) en poche, j’ai entrepris la belle aventure qu’est la maitrise en communication marketing de l’Université de Sherbrooke. Depuis les derniers mois, les notions acquises me permettent de mieux cerner divers enjeux et de développer de nouvelles perspectives d’avenir. Les quelques temps passés en tant que journaliste généraliste ont certes contribué à renforcer ma curiosité aiguisée pour une multitude de sujets faisant partie de l’actualité. Désireuse d’explorer et d’élargir mes connaissances globales, je tenterai via notre blogue EntertainD de vous faire découvrir la réalité qu’Internet impose. C’est donc au fil des semaines que je partagerai avec vous mes réflexions sur les sujets chauds du moment en ce qui concerne l’implication du Web dans le secteur du divertissement et dans le monde culturel. Au plaisir d’avoir de bonnes discussions avec vous! France L.

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