Le trafic de biens culturels à l’ère du Web

Depuis la nuit des temps, l’art n’a cessé de s’épanouir et de prendre de l’ampleur en explorant de nouvelles avenues, tel que le Web au cours des dernières années. Tout comme les diverses disciplines artistiques, le trafic de biens culturels a profité de l’ascension d’Internet pour bonifier significativement ses activités.

Les trafiquants de biens culturels ne se sont pas fait tordre un bras pour inclure Internet dans leurs activités douteuses qui sont plus fréquentes dans les pays où règne l’instabilité, telle que l’Égypte, la Lybie ou encore la Tunisie. Selon Interpol, ce commerce illicite est estimé à 6 milliards de dollars annuellement et ne cesse de prendre de l’ampleur (Source : Les Échos)

La circulation de biens culturels sur Internet est donc devenu un secteur extrêmement lucratif pour les contrevenants. C’est dans cette optique qu’à l’occasion du quarantième anniversaire de la Convention pour la lutte contre le trafic de biens culturels qui s’est tenus la semaine dernière, que l’UNESCO à évaluer les forces et les faiblesses de la convention (Source : Podcast Journal).

Puisqu’il s’agit de l’unique reconnaissance internationale qui considère qu’un bien culturel n’est pas une marchandise comme les autres, attendre aussi longtemps pour affronter la problématique ne va-t-il pas en quelque sorte à l’encontre de la mission que s’est dotée la convention? Certes, l’Internet n’existe pas depuis quarante ans, mais celle-ci ne date tout de même pas d’hier…

De plus, les 120 États qui ont ratifié la convention ne pourront pas connaître un succès retentissant dans cette lutte sans l’aide du secteur privé. Des sites transactionnels, tels que e-bay ou ricardo.ch ont signalé qu’ils étaient prêt à coopérer avec les diverses autorités, mais le fait d’interdire la vente d’objets archéologiques via leur portail n’est pas encore chose faite (Source : Swissinfo.ch)

L’esprit de coopération quelque peu latent entre le secteur public et celui du privé rend le processus de recherche des œuvres dérobées ardu sans parler de la difficulté à identifier les artefacts issus de fouilles illégales. Bref, tenter de retrouver des biens culturels qui ont été vendus sur Internet, c’est comme chercher une aiguille dans une balle de foin même avec l’aide du catalogue, émis par l’UNESCO, Interpol et le conseil international des musées, qui répertorie les œuvres les plus rechercher à travers le monde (Source : Jeune Afrique). Nous pouvons donc estimer que ce commerce illicite a encore de belles années devant lui.

Et vous, que pensez-vous des actions entreprises par les différentes organisations internationales pour régler le fléau du trafic des biens culturels sur Internet?

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À propos France L.
Une fois mon Baccalauréat en information-communication de l’Université de Moncton (Nouveau-Brunswick) en poche, j’ai entrepris la belle aventure qu’est la maitrise en communication marketing de l’Université de Sherbrooke. Depuis les derniers mois, les notions acquises me permettent de mieux cerner divers enjeux et de développer de nouvelles perspectives d’avenir. Les quelques temps passés en tant que journaliste généraliste ont certes contribué à renforcer ma curiosité aiguisée pour une multitude de sujets faisant partie de l’actualité. Désireuse d’explorer et d’élargir mes connaissances globales, je tenterai via notre blogue EntertainD de vous faire découvrir la réalité qu’Internet impose. C’est donc au fil des semaines que je partagerai avec vous mes réflexions sur les sujets chauds du moment en ce qui concerne l’implication du Web dans le secteur du divertissement et dans le monde culturel. Au plaisir d’avoir de bonnes discussions avec vous! France L.

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