La culture s’attaque au Web 2.0

De nos jours à l’heure d’Internet, qui n’a pas son profil Facebook, qui ne tweet pas ses pensées ou encore qui n’a jamais visionné un vidéo sur YouTube? Ce sont 78 % des internautes québécois qui en 2010 ont fréquenté ou contribué au contenu d’au moins un média social (Source : La Vitrine). En raison de l’offre démultipliée causée par la vague des réseaux sociaux, est-il inévitable pour les créateurs et diffuseurs culturels de conquérir ce nouvel univers numérique sous peine de disparaître?

Les consommateurs de culture, tout comme monsieur et madame tout le monde, sont exposés à plus de 3 000 messages publicitaires quotidiennement (Source : Radio-Canada). Pouvant directement s’adresser à ces derniers tout en engendrant une interaction et un effet de bouche à oreille, les réseaux sociaux semblent s’avérer un bon moyen de joindre un public saturé de publicité.

Grâce aux réseaux sociaux, les organismes culturels réussissent à créer une communauté autour d’un intérêt, c’est-à-dire une discipline artistique. Toutefois, les créateurs et diffuseurs culturels ne peuvent se décréter maîtres du Web 2.0 sans avoir déjà une présence sur la Toile. Les internautes membres de la communauté doivent pouvoir se référer au site Web de l’organisme culturel pour bien évidemment vendre des billets.

Fidéliser les consommateurs par le biais d’une communauté et savoir bien gérer les divers outils Web permet-il vraiment d’augmenter les ventes de billets? Selon Philippe Ravanas, professeur au Columbia College de Chicago, « L’impact réel des réseaux sociaux sur les ventes de billets reste difficile à mesurer. On sent que la multiplication des dialogues autour des produits culturels a un effet favorable sur les ventes de billets » (Source : Radio-Canada).

Quelques initiatives abondent dans ce sens, comme c’est le cas du Théâtre du Nouveau Monde avec la campagne « Molière sur Twitter » qui a engendré des représentations supplémentaires,ou encore le théâtre Espace Go qui détient le record du plus grand nombre de visionnements pour une vidéo de théâtre sur YouTube, soit 5 300, pour la pièce Sextett (Source : Canoë).

Bref, les réseaux sociaux s’avèrent fort utiles pour le développement de la culture dans cet air numérique. Malgré tout, il ne faudrait pas percevoir le Web 2.0 comme un mal nécessaire pour assurer une survie inédite des entreprises culturelles.

De votre côté, faites-vous partie de la communauté d’un organisme culturel?

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À propos France L.
Une fois mon Baccalauréat en information-communication de l’Université de Moncton (Nouveau-Brunswick) en poche, j’ai entrepris la belle aventure qu’est la maitrise en communication marketing de l’Université de Sherbrooke. Depuis les derniers mois, les notions acquises me permettent de mieux cerner divers enjeux et de développer de nouvelles perspectives d’avenir. Les quelques temps passés en tant que journaliste généraliste ont certes contribué à renforcer ma curiosité aiguisée pour une multitude de sujets faisant partie de l’actualité. Désireuse d’explorer et d’élargir mes connaissances globales, je tenterai via notre blogue EntertainD de vous faire découvrir la réalité qu’Internet impose. C’est donc au fil des semaines que je partagerai avec vous mes réflexions sur les sujets chauds du moment en ce qui concerne l’implication du Web dans le secteur du divertissement et dans le monde culturel. Au plaisir d’avoir de bonnes discussions avec vous! France L.

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