Téléchargement gratuit ET légal : ça existe!!!

Dans la lignée de mon dernier article, je vous présente un petit bijou d’Internet que j’ai découvert et qui, selon moi, représente une véritable révolution dans le monde de la musique: Beezik . Enfin un concept qui ravit tout le monde : une plateforme de téléchargement de musique gratuite ET légale !

L’entreprise naît en 2009 d’un constat très simple : depuis 10 ans, les internautes rechignent à payer pour l’achat de musique. Beaucoup de sites d’écoute de musique apparaissent, mais cela oblige les utilisateurs à rester connectés. Ainsi, pour se démarquer, les fondateurs de Beezik misent sur la portabilité des morceaux en créant le premier site de téléchargement de musique entièrement gratuit et légal. Mais comment rentabiliser le site sans faire payer l’utilisateur?


Publicité : oui, mais pas n’importe comment !

Toujours la même recette : la publicité . Mais avec modernité et originalité !
1) une première publicité audiovisuelle apparaît pendant le téléchargement, mais pas n’importe laquelle : celle que vous aurez choisie parmi 4 marques proposées (il y en a pour tous les goûts!) ;
2) après avoir téléchargé votre morceau, une publicité fixe de la même marque est accolée à l’image du titre extrait ;
3) cette même publicité apparaît sur tous les supports d’écoute où le morceau est exporté (dont la nouvelle application pour iPhone et iPod).


Le revers de la médaille…

La majorité des revenus du site vient des publicités visualisées pendant le téléchargement. Ainsi, pour survivre, le site doit s’assurer de nombreux annonceurs et donc proposer un concept avantageux à ces marques. C’est là que Beezik devient innovant : en plus de choisir votre publicité, le site ne vous laisse que quelques secondes pour confirmer votre téléchargement. Les fondateurs assure ainsi à leurs clients annonceurs une grande visibilité en vous incitant à regarder leur publicité du début à la fin.

Cependant, on est en droit de s’interroger : la publicité est-elle réellement la bonne solution? Les internautes ne vont-ils pas se lasser de ce flot de publicités? Et les artistes, cela ne nuit-il pas à leur promotion et à la survie de leur maison de disques? A voir dans mon prochain article…

 

Mes autres articles :

Survivre face aux géants de l’industrie musicale

Mariage de la pop et de la musique classique : mission impossible ?

Deuxième date pour les Black Eyed Peas

 

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11 Responses to Téléchargement gratuit ET légal : ça existe!!!

  1. deckarudo says:

    @Caroline J. Beezik n’a que deux petits millions de titres dans son catalogue et signé avec deux majors (mais pas pour la totalité de leur catalogue, d’où l’absence du classique qui représente un gros morceau du catalogue d’Unversal Music) et quelques indépendants (il a fallu un an de négociation pour signer le label Believe Digital). En face, Amazon MP3 ou iTunes affichent 15 millions de titres dans de très nombreux genres musicaux.

    De plus, le modèle du téléchargement au titre est justement ce que l’industrie du disque (et les artiste) cherche à éviter pour des raisons économiques mais aussi artistiques. On imagine donc mal d’autres petits labels ou majors rejoindre la plateforme près de deux ans après son lancement.

    Enfin, je pense que la clientèle de Beezik est constituée de personnes plutôt jeunes : ce positionnement peu donc représenter un frein dans le process d’acquisition d’annonceurs.

    Cela dit, le modèle Beezik est loin d’être mauvais (ses fondateurs ont fait état de résultats très positifs), mais j’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une niche. Par contre, un service de monétisation des contenus en B2B (et marque blanche) serait une bien meilleure idée et permettrait une segmentation et une qualification de la cible bien plus poussée pour les annonceurs. Beezik déploierait alors son offre sur de nombreux sites en mal de revenus publicitaires sans que les internautes, pour qui le « gratuit » est devenu une vraie habitude, en soient refoulés aux portes. C’est pour moi là où se trouve le vrai marché de Beezik en termes de croissance.

    Beezik serait alors une vitrine technologique qui plus est assise sur une grosse audience.

    • Caroline J. says:

      Très bonne analyse de la situation de Beezik. Il ne me reste pas grand chose à dire après ça. En tout cas, merci beaucoup de l’attention portée à mon article. A la prochaine!

      • Guillaume says:

        Et bien Beezik vient justement de lancer fin 2010 un service B2B de monétisation de contenus à travers leur système de « spot plein écran garanti », le service s’appelle BeeAd. Comme quoi je ne dis pas toujours que des bêtises 🙂

      • Caroline J. says:

        Bravo! Bien joué! En tout cas, le lancement de BeeAd va certainement changer les choses pour Beezik, je reviendrai sûrement sur le sujet d’ici quelques semaines pour partager un peu les résultats de l’initiative et voir l’évolution de Beezik. Restez à l’affut!

  2. Ping: Le modèle Beezik décortiqué » Article » OWNImusic, Réflexion, initiative, pratiques

  3. Véronique says:

    C’est une belle découverte ça! Merci pour le partage! 🙂

  4. Isabelle says:

    J’étais super enthousiaste à l’idée de pouvoir télécharger gratuitement ET légalement de la musique, mais mon ardeur a vite été freiné:

    « At this time, beezik website is only available to resident of France, and Monaco »

    J’imagine que le mode de financement par publicité rend complexe la gestion de l’accès international. Dommage!

    • Caroline J. says:

      Pour l’instant, ce n’est qu’une petite start-up française, d’où le fait que l’accès soit restreint. Mais, vu son succès, je pense que le concept va vite se généraliser et arriver bientôt au Québec!!!

    • Maxime says:

      J’ai le même problème …

    • Guillaume says:

      Cette limitation est due à la fois au marché publicitaire et pour l’essentiel aux contrats de distribution numérique de musique signés entre Beezik (et n’importe quel acteur, fusse-t-il un géant comme Apple ou Google) et les producteurs. Il n’existe pas de guichet mondial unique à l’heure du tout Web, même pour de grosses maisons de disque comme Universal Music ou Warner.

      Chaque contrat est donc régional : France et Monaco pour Beezik, USA et Canada pour d’autres (Guvera et Free All Music qui sont sur un modèle équivalent à celui de Beezik).

      Le modèle de la gratuité n’est pas appelé à se développer massivement : c’est un marché de niche. Sur cette niche, Beezik a trouvé sa place grâce à son concept de « spot plein écran garanti » et à des annonceurs déjà disposés à payer 0,25 euros par vidéo vue.

      La musique n’est qu’une étape pour cette société, car nombreuses sont les maisons de disque qui ne s’ouvriront pas à Beezik (Warner en tête). La prochaine étape, plus intéressante à mon sens, concerne la presse (articles) et les livres électroniques. Voir une publicité bien ciblée pour lire un article me semble plus pertinent que pour la musique car le téléchargement d’un album implique la répétition contre-productive du même message publicitaire (l’internaute « malin » sur Beezik aura vite fait de repérer la vidéo la plus courte).

      • Caroline J. says:

        Pour ma part, je reste convaincue que le concept réussira à se généraliser et à s’internationaliser. D’une part, contrairement aux plateformes de téléchargement gratuit et légal qui existe déjà, Beezik a élargi le panel de morceaux à tous les types musicaux et non plus seulement aux artistes indépendants. D’autre part, le fait que la publicité soit choisie et change à chaque téléchargement implique certes la répétition mais pas forcément sans résultat puisqu’elle correspond aux intérêts de l’internaute.
        Par ailleurs, je suis totalement d’accord concernant l’évolution de la société: la musique n’est qu’une étape. Elle a été la première a subir l’influence du web du fait de son immatérialité mais il est certain que le téléchargement légal sur internet va bientôt se généraliser à tous les produits culturels tels que les journaux (qui y arrive progressivement), les livres ou encore les films. De même, les musées se sont également transposés sur le web, comme en parlait l’article de ma collègue France : https://entertaind.wordpress.com/2011/02/09/acces-aux-musees-de-renom-en-un-clic/

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